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Le grand Paris, le devenir de l’agglomération

Le syndic est le dernier et obligatoire maillon de la longue chaîne de l’aménagement urbain et de la construction. Et, quand est lancé un aménagement aussi gigantesque que la reconfiguration de la ville capitale, ce dernier maillon ne peut que faire montre pour le moins que de curiosité, voire  d’impatience ou d’enthousiasme.

Les chiffres du Grand Paris

Les chiffres sont impressionnants mais, pour un syndic, deux méritent particulièrement attention : 68 nouvelles gares seront construites d’ici quinze ans, dont 44 avant 2024, et un objectif de 70 000 logements construits par an est fixé dont une large moitié en copropriété. Sans même évoquer les immeubles mixtes.

Prévoir, le devoir du syndic

Ces nouvelles gares donneront lieu à l’émergence de nouveaux quartiers ou à une densification notable des quartiers déjà existants. En clair, ces nouvelles constructions vont amener un surcroit de demandes pour les syndics et, par voie de conséquence, elles peuvent aussi entraîner quelques difficultés.

Il serait donc raisonnable de se préparer dès à présent à ce surcroit de sollicitations nouvelles. Il ne fait que peu de doutes que les grands groupes, surtout les aménageurs disposant aussi de services de gestion, ont déjà dépassé le stade de la réflexion et se trouvent dans une phase de mise en œuvre.

Tout d’abord, il serait souhaitable que les agences existantes se préoccupent  dès à présent, dans un marché tendu, du recrutement de nouveaux collaborateurs, gestionnaires de copropriétés, comptables spécialisées et assistantes.

Ensuite, et pour faire face au mieux possible à des sujets peu souvent traités, il est nécessaire que soient mises en place des formations spécifiques ayant trait à la gestion des immeubles neufs. Par exemple, il pourrait être judicieux  de former aux divers types de garanties et d’assurances propres à ce type de construction, ou bien à débusquer les éventuelles incohérences contenues dans les règlements de copropriété, ou bien encore à la gestion des équipements nouveaux, ou bien toujours à la réception des nouvelles constructions. Ce ne sont là que quelques exemples car le chantier est vaste.

Mais aussi, plus en amont, les syndics seront amenés à intervenir, que ce soit pour des immeubles en VEFA (vente en l’état de futur achèvement) ou pour des immeubles mixtes. Là aussi, bien que les groupes vont remporter une grosse part du marché, il est nécessaire qu’une formation solide des gestionnaires soit dispensée.

En conclusion, le Projet du Grand Paris peut se révéler  une formidable occasion pour les syndics parisiens pour peu qu’ils prennent la peine d’élaborer une stratégie suffisamment tôt.



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