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[SyndicPro] ALUR: Syndics quelle voie choisir?

Ce vendredi 28 Novembre, s’est ouvert le 19ème salon des copropriétaires et des syndics, qui cette année encore, a connu un franc succès.

Comme à son habitude la matinée de l’ouverture, réservée exclusivement aux syndics fût l’occasion pour Maître Cyril SABATIE, Avocat à la cour, ancien Directeur juridique de la FNAIM. Membre de la Chambre Nationale des Experts en Copropriété (CNEC), auteur de nombreux articles sur le sujet, dont l’ouvrage COPROPRIETE paru aux éditions Delmas-Dalloz, de faire un rappel des dispositions d’application immédiate de la loi ALUR ainsi que sur les décrets d’applications à venir.

Avant l’intervention de Maître SABATIE, Monsieur Jean-Pierre Lannoy, secrétaire général de l’Association Belge des syndics et Administrateurs de biens, cofondateur de l’OBCEF (Observatoire de la copropriété exemplaire francophone) fît un exposé sur le droit comparé et les modèles de gestion des copropriétés en Belgique, France et Québec , au cours duquel, ce dernier fit état de ses réserves sur le devenir du métier de syndic en France, précisant par ailleurs qu’en Belgique, contrairement à la France, la profession de syndic est reconnue comme une profession d’experts de la copropriété par les pouvoirs publiques.

Ce constat est à rapprocher de la deuxième édition de l’enquête de la CLCV sur l’avis des français sur leurs syndics mettant en exergue entre 2012 et 2014, la baisse du taux des opinions favorables parmi les copropriétaires passant de 49% à 39%.

En effet, si les syndics sont estimés compétents au plan technique, ils sont très critiqués pour leurs services, présence, écoute, disponibilité, pratiques tarifaires en particulier.

Concernant la mauvaise appréciation des syndics, Henri Buzy Cazaux ,président de l’Institut du Management des Services Immobiliers,remarque dans un article publié sur le site Mon immeuble intitulé: Syndic de copropriété : les grands groupes d’administration, un problème ? que les plaintes et les récriminations s’adressaient prioritairement aux plus grandes enseignes françaises, alors que les petits ou moyens cabinets de syndics trouvaient grâce aux yeux des copropriétaires.

Et celui ci de poser la question de savoir:” s’il est fondé à dire que les gros sont mauvais et les cabinets familiaux et artisanaux meilleurs ? La taille emporte-t-elle des conséquences néfastes sur l’exercice des activités de syndic de copropriété ? Le sentiment de ce qui semble être la majorité des copropriétaires exprime-t-il une réalité ?”

Pour Henri Buzy Cazaux, l’enjeu collectif de la profession et des copropriétaires est simple à identifier à savoir qu’à la faveur du passage au forfait, imposé par la loi ALUR, et de la multiplication des tâches, issue du même texte: faire une opération vérité sur les prix.

Par ailleurs précise ce dernier, les copropriétaires veulent que les syndics soient proches d’eux.

Les groupes sont-ils capables de cette proximité?

Une autre approche de l’enquête de l’association CLCV et du magazine Notre Temps est faite par Sylvain ELKOUBY, administrateur de biens et fondateur de syndicexperts.com, site internet sécurisé permettant aux copropriétaires d’avoir accès à la totalité des documents concernant leur copropriété dans son article intitulée:”La technologie peut aider les syndics à regagner la confiance des copropriétaires “

Pour Sylvain ELKOUBY, l’augmentation des tarifs des syndics, avant même la publication de la totalité des décrets d’application de la loi ALUR apparaît comme la cause principale de la dégradation de leur image auprès du grand public tout en reconnaissant que l’application de la loi ALUR entraîne un surcroît de travail pour les syndics.

Aussi ce dernier indique t’il avoir limité cette augmentation inévitable en développant pour ces clients le site internet sécurisé précité permettant en un clic, à tout moment, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, aux copropriétaires de se connecter sur l’application à partir de leur ordinateur, leur tablette ou leur smartphone, de joindre à tout instant le responsable de la gestion de leur immeuble et obtenir les informations qu’ils recherchent, d’accéder en temps réel au relevé de toutes les dépenses effectuées par le syndic, aux contrats en cours et aux devis sollicités pour des travaux ou des prestations à venir.

Selon Sylvain ELKOUBY, le site permet également de créer des liens entre les copropriétaires, depuis l’avis de passage du technicien EDF jusqu’au compte rendu illustré de la Fête des Voisins, en passant par l’annonce d’une fuite d’eau dans un appartement, les habitants sont tenus informés des faits qui émaillent jour après jour la vie de leur collectivité.

Des différentes approches évoquées, il semblerait que la voie permettant au syndic de valoriser sa profession et gagner par la même la confiance des copropriétaires ,serait celle se basant sur son professionnalisme dispensant des services de qualité avec les honoraires correspondants, leur proximité , leur transparence, leur réactivité et la mise en œuvre des moyens techniques émanant des nouvelles technologies permettant de concilier la production d’informations à fournir au copropriétaire et l’amélioration de la productivité du cabinet de son cabinet.

Et pour vous, quel serait la voie permettant de valoriser le métier de syndic et de gagner la confiance des copropriétaires?



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